Publié le 31/08/2007 à 12:00 par Mahaut d'Artois

La femme la plus influente de la planète:
Pour la deuxième année consécutive, la chancelière allemande arrive pour la deuxième année consécutive en tête du classement réalisé par le magazine Forbes.
Première Française, la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, qui se classe à la 11e place, juste devant Christine Lagarde, la ministre de l'Economie.- le 31/08/2007 - 09h55
Angela Merkel devance la vice-Première ministre chinoise, Wu Yi. La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice se classe quatrième et devance notamment la présidente de l'Inde, Sonia Gandhi, qui arrive 6e.
Si la moitié des cent femmes du classement sont américaines, la France n'a toutefois pas à rougir. En tête, Michèle Alliot-Marie, la ministre de l'Intérieur, qui se classe 11e, devant la ministre de l'Economie Christine Lagarde (12e), la présidente d'Areva Anne Lauvergeon (14e) et Maureen Chiquet, PDG du groupe Chanel (80e).
Parmi les autres femmes classées, Hillary Clinton, candidate à l'investiture démocrate pour la présidentielle américaine de novembre 2008, arrive au 25e rang, suivie de la présidente de la Chambre des représentants américaine, Nancy Pelosi. Les femmes du Proche-Orient font cette année une percée significative avec Cheikha Mozah Al-Missned, Première dame du Qatar, à la 79e place, et Cheikha Lubna Al Kassimi, ministre de l'Economie des Emirats Arabes Unis, à la 99e place. Enfin, Ellen Johnson-Sirleaf, la présidente du Libéria, se classe à la 100e place.
Publié le 30/08/2007 à 12:00 par Tu Mu ?
Les pieds bandés des fillettes de Chine
Pendant plus de 1 000 ans, les mères chinoises ont enveloppé les pieds de leurs filles de bandages serrés afin de les rendre aussi petits que possible.
Ces pieds déformés ont longtemps symbolisé pour l’Occident la barbarie et l’exotisme chinois.
Cette mode a fait son apparition en Chine en l’an 950 de notre ère.
L’origine des pieds bandés
Les origines de cette pratique mêlent histoire et légende. On sait que dès le VIe siècle avant notre ère, il existe des expressions chinoises pour décrire le procédé d’oppression employé mais sans précision sur la partie du corps concernée.
Au début du IXe siècle, le poète Tu Mu rend hommage aux courtisanes qui ont de petits pieds mais il ne parle pas de déformation artificielle.
Les historiens chinois situent l’apparition du bandage déformant sous les « Cinq petites dynasties », qui se partagent la Chine entre 907 et 962.
Cette méthode est alors spécifique aux courtisanes de haut rang.
Selon un historien chinois, en 1100 avant J.-C., l’impératrice Ta-Ki a un pied bot. Elle persuade son mari de décréter obligatoire la compression des pieds des petites filles pour les rendre semblables à celui de leur souveraine, devenu modèle de beauté et d’élégance.
Une autre tradition fait remonter cette habitude en 916 après J.-C., à Pékin où l’empereur Li-yo tient sa cour. Le souverain s’avise de faire tordre le pied d’une de ses femmes pour lui donner une vague ressemblance avec le croissant de la lune. Les courtisans se pâment aussitôt d’admiration et la mode est adoptée.
Au XIème siècle, le roi Han Chu fait poser dans son palais un carrelage parsemé de fleurs de lotus. Elles semblent éclore à chaque pas de sa favorite Phan Qui. Il faut peut-être voir là l’origine de l’appellation : "Lotus d’or" encore employée pour désigner le pied déformé de la Chinoise.
A l’origine, cette mode était donc une coutume des courtisanes de la cour impériale. Comment expliquer que cette coutume se soit répandue dans tous les milieux sociaux ?
Piété familiale et prestige
Partie du harem impérial, la mode du petit pied gagne progressivement toutes les classes sociales.
Cette pratique semble s’être généralisée à la fin du XIe siècle. Les femmes perpétuent cette tradition de génération en génération.
L’éducation chinoise favorise surtout la soumission et au conformisme social. De plus, peu à peu, les chinois sont persuadés que de cette atrophie dépend le prestige de la famille.
A leurs yeux, une jeune fille qui n’a pas de petits pieds ne pourra jamais trouver un mari qui fasse honneur à sa famille.
En effet, la taille du pied est un élément essentiel de la beauté. Les petits souliers deviennent un véritable critère standard de beauté.
Le pied est, en Chine, la partie du corps la plus érotique. Aussi, à la fin du XIXième siècle, lorsque les missionnaires catholiques diffusent l’imagerie de Notre-Dame de Lourdes, cette vierge aux pieds nus fait scandale. Pour éviter un conflit de civilisations, ils font donc venir d’Occident une iconographie plus décente.
On peut également y voir un moyen de restreindre la liberté des femmes car, devenues adultes, leur démarche ne pouvait être que lente et difficile.
Leurs semelles hautes sont formées de plusieurs épaisseurs de carton ou de papier. Largement ouvertes, ces bottes tiennent lieu de poche. Elles permettent le rangement d’un éventail ou de papiers divers.
Une déformation à vie
L’idéal est que le pied mesure 15 cm. Cette perfection est rare et donc très recherchée. La jeune fille qui possède cet atout fera un riche mariage.
La réussite dépend de l’âge auquel la mère a commencé à bander les pieds de sa fille ainsi que des massages des articulations du pied. Il est impératif de commencer avant l’âge de 8 ans. Ainsi, il n’est pas rare que le bandage commence dès la quatrième année.
Le bandage se porte jour et nuit.
La déformation la plus courante consiste à replier progressivement les derniers quatre doigts de pied sous le gros orteil.
Puis, il faut le raccourcir en accentuant la courbure de la voûte plantaire avec un objet cylindrique qui la comprime.
Il est évident que cette mode a infligé pendant 1 000 ans aux fillettes des douleurs difficilement tolérables.
En 1644, des édits impériaux interdisent aux femmes de la dynastie Mandchoue de se mutiler les pieds sous peine de mort.
Aussi, placent-elles un énorme talon au centre de leurs chaussures. Cet artifice leur permet ainsi d’imiter la démarche mal assurée mais gracieuse des chinoises aux pieds mutilés.
Par la suite, les missionnaires catholiques contribuent à faire cesser cette coutume.
En 1900, des femmes chinoises de toutes les classes sociales l’observent encore, plus fréquemment à la ville qu’à la campagne.
Les édits impériaux de 1902 interdisent la déformation des pieds. Mais, il faudra attendre 1911 et la naissance de la République pour que des mesures efficaces soient prises.
Publié le 24/08/2007 à 12:00 par Evian ^^
Voici une publicité très intéressante que j'ai oublié publier la dernière fois
Ce n'est pas une top modèle qui pose ici mais une femme d'un certain age qui continut à prendre soin d'elle.
Reste, que le produit est de l'eau.
Il est très probable que pour un cosmétique quelconque nous n'aurions pas eu droit à ce modèle la...
Publié le 16/08/2007 à 12:00 par Mleus1ne
petite image humouristique...
Publié le 10/08/2007 à 12:00 par big brother
La première équipe féminine...
Au foot:
Le football féminin s'impose en France après la Première Guerre mondiale avec la mise en place d'un championnat de France en 1919.
Au basket ball:
Le tout premier match de l’histoire eut lieu le 21 décembre 1891 et se termina sur le score de 1 à 0. La même année, le jeu fut adapté pour être joué par des femmes.
Au rugby:
Le rugby a longtemps exclu les femmes et celles-ci ont dû se battre pour exercer ce sport . La toute première équipe de rugby féminine, composée essentiellement de lycéennes et universitaire s’est crée en 1965 à Toulouse.
Au hockey :
Au début du XXe siècle, les équipes féminines abondent partout au Canada. À cette époque-là, les longues jupes des femmes, étaient utiles pour protéger le filet. L'université McGill à Montréal était la première à introduire une équipe de hockey féminin en 1894. La première ligue féminine fut organisée au Québec en 1900; elle se composait de trois équipes. Les noms des équipes féminines, au Québec et ailleurs, étaient eux-mêmes convenablement féminins: les Biggar Floradoras, les Saskatchewan Prairie Lilies, les Snowflakes, les Golden Girls et même les Old Hens.
(si vous connaissez d'autre date pour le hand ball, le volley (que je n'aie pas trouvé)... ou tout autre sport que j'aurais oublié merci de poster un commentaire pour que je puisse compléter cet article.)
Publié le 10/08/2007 à 12:00 par Melus1ne
Amélie Mauresmo:
Inspirée en regardant à la télévision Yannick Noah gagner à Roland-Garros en 1983, Amélie décida de jouer au tennis à l'âge de 4 ans. Elle se fait connaître du grand public en atteignant à l'âge de 19 ans la finale de l'open d'Australie qu'elle perd contre Martina Hingis. Elle révèle également à cette occasion son homosexualité. En 2000 elle entre dans le top 10 mondial, qu'elle ne quittera quasiment plus.
Pour plus d'information sur la nageuse: cliké icihttp://www.ameliemauresmo.fr/
Publié le 10/08/2007 à 12:00 par Sélénia
Laure Manaudou :
Née le 9 octobre 1986, à Villeurbanne, dans la banlieue lyonnaise, elle a grandi à Ambérieu en Bugey, dans l’Ain. Elevée par un père employé de banque, joueur et entraîneur de handball, et une mère nourrice, qui pratiqua le badminton.
A l’âge de cinq ans, ils l’inscrivent à la natation, simplement pour m'apprendre à nager.
Se révélant très douée, ses parents la poussent à continuer et la laissent quitter la maison et son club formateur, Ambérieu natation, pour rejoindre le club de Melun-Dammarie, en région parisienne à l’age de 14 ans.
Récemment, Laure Manaudou a été renvoyée par son club italien de LaPresse. Son président Marco Durante a pris cette décision "en raison de son comportement à l'Open de Paris", qui s'était terminé dimanche sur une contre-performance de la nageuse française.
( Elle avait clos dimanche sa saison 2006-2007 en demi-finale du 200m dos sur un chrono de 2:17.98, le douzième temps, très éloigné de son standing habituel (record 2:15.32). )
"Je pense que Laure n'a pas nagé son 200m dos", jugeait dimanche son entraîneur italien Paolo Penso, passablement agacé par le comportement de sa championne.
"
Elle a abandonné après le premier 50m", expliquait-il.
"Je ne pense pas qu'aux Jeux olympiques elle gagnera sans combattre".
Pour plus d'information sur la nageuse:
cliké ici!!
http://www.lauremanaudou.fr/
Publié le 31/07/2007 à 12:00 par Melus1ne
Marie Antoinette est née le 2 novembre 1755 à Vienne (Autriche) et morte à Paris le 16 octobre 1793.
Elle reçoit une éducation où le maintien, la danse, la musique et le paraître occupent l'essentiel de son temps et ne bénéficie d'aucune instruction politique. À 10 ans, elle a du mal à lire ainsi qu'à écrire en allemand, parle peu et difficilement le français auquel elle préfère l'allemand, et très peu l'italien — trois langues qui étaient alors parlées couramment dans la famille impériale. Elle apprend aussi quelques rudiments de latin. À cette époque, la cour d'Autriche possède une étiquette beaucoup moins stricte que celle de Versailles, les danses y sont moins complexes, le luxe y est moindre et la foule moins nombreuse.
Afin de réconcilier la monarchie française avec celle des Habsbourg, le ministre Choiseul mène des négociations qui conduiront au mariage de Marie-Antoinette avec Louis le Dauphin futur Louis XVI.
A son arrivée en France en avril 1770, à l'âge de quatorze ans, tout ses biens venant d'Autriche lui sont retirés, même ses vêtements.
Au printemps 1770, elle épouse le dauphin Louis, petit-fils de Louis XV. Les fêtes données à cette occasion sont magnifiques, à Paris, le feu d’artifice est l’occasion d’une bousculade monstre qui fait cent trente-deux morts.
La petite archiduchesse fait vite la conquête de toute la cour ; elle est
« délicieuse » selon ses contemporains, toute menue, blonde, blanche et rose avec déjà cette grâce et ce port de tête qui faisait dire à son page que, comme on offrait une chaise aux autres femmes, on avait envie de lui avancer un trône.Néanmoins elle a du mal à se plier à l'étiquette de la cour très rigide et au manque d'intimité .
Elle se laisse vite entraîner dans les coqueteries et les intrigues et d’autant plus facilement que son nouvel époux ne semble guère s’intéresser à elle. Elle doit attendre huit ans, dans l’inquiétude d’être reconnue stérile, la naissance de sa fille, la petite « Madame Royale ».[/COLOR]
[COLOR=orange]Pour tromper son ennui ce sont des fêtes et bals, des tables de jeu où elle perd des sommes astronomiques, des escapades avec ses compagnons favoris qui font d’autant plus jaser que l’on connaît ses problèmes conjugaux. Sa mère Marie-Thérèse lui conseille de moins dépenser, d’avoir plus de considération pour le roi et pour l’étiquette. En 1775 Marie-Thérèse écrira à l’ambassadeur de France à Vienne : « Ma fille court à grands pas vers sa ruine ».
Devenue reine en 1774, face à la faiblesse de Louis XVI, on peut raisonnablement penser que c’est elle qui gouverne. Elle place tous les siens et fait chasser tous ceux qui lui ont déplu. Marie-Thérèse sa mère meurt en 1780 et les conseils judicieux que cette dernière lui dispensait s’en vont avec elle. A partir de ce moment, Marie-Antoinette va cumuler les erreurs.
En 1784, elle soutient les intérêts de son frère Joseph II dans sa querelle avec les Pays-Bas, Louis XVI, refuse de prendre le parti de l’Autriche ; les manœuvres de la reine ayant abouti à un accord désavantageux pour la France, le peuple lui donne son surnom :[COLOR=purple] « l’Autrichienne ».[/COLOR]
1785, c’est l’affaire du « collier » qui éclate. Marie-Antoinette est victime d’une escroquerie montée par une aventurière qui se fait appeler [COLOR=purple]La Motte-Valois. Elle est aussi victime de la bêtise
du cardinal de Rohan et des rancunes de tous ceux qu’elle a malmenés. Sure de son innocence, elle exige l’arrestation de Rohan et un procès public. La fausse comtesse est condamnée, Rohan innocenté et
le scandale éclabousse la couronne française.[/COLOR]
Marie-Antoinette est maintenant détestée par tout le monde et plus particulièrement par le peuple. La misère engendrée par les mauvaises récoltes successives, c’est elle ; la faillite du Trésor, révélée en 1787, c’est elle. Sa seule consolation est son amant Axel de Fersen, l’officier suédois qui lui a été présenté en 1774. Leur amour durera jusqu’à la mort de la reine.
Dès le début de la Révolution, [COLOR=orange]elle refuse tout compromis avec les députés de l’Assemblée, elle reste murée dans son orgueil et ne peut admettre cette idée nouvelle de Nation. Elle va encore plus loin dans cette démarche
en refusant l’aide de La Fayette, de Mirabeau et de Barnave. Elle accepte toutefois une entrevue avec Mirabeau, le 3 juillet 1790, mais ne peut admettre l’idée d’une monarchie constitutionnelle. Pour elle la seule solution serait l’aide de son frère ou d’armées étrangères. En 1792 encore,
elle refuse le secours de Dumouriez. Elle pousse à la guerre, pensant que c’est de là que viendra le salut, la délivrance.
Depuis octobre 1789, elle est quasi-captive de la nation avec sa famille ; les épreuves ont fait d’elle une mère admirable, une épouse exemplaire qui a de l’estime et de l’affection pour l’homme maladroit mais bon que le sort lui a donné. Elle fait face avec courage et dignité aux grandes journées révolutionnaires, c’est sur elle que se cristallisent les haines populaires ; elle n’est plus que l’infâme, la bête féroce dont il faut arracher le cœur.
Elle amène Louis XVI à l’idée de fuite : ils seront arrêtés à Varennes, le 20 juin 1791. Le 13 août 1792, elle est enfermée avec les siens dans le vieux donjon du Temple. Tous ses amis lui sont arrachés,[COLOR=orange] emprisonnés, exécutés, massacrés. Après l’exécution de Louis XVI, le 21 janvier 1793, on la sépare de son fils âgé de huit ans qu’elle entend bientôt jurer avec ses geôliers dans la cour de la prison.
En octobre c’est le procès. Mêlant dans son réquisitoire les arguments les plus fondés sur les dépenses de la reine et son action politique avec des récits fantaisistes sur les « orgies » de la cour, Fouquier-Tinville y joint, à l’instigation d’Hébert, d’infâmes accusations sur des pratiques sexuelles auxquelles elle aurait initié son fils. Elle répond à tout avec une grande dignité.
Marie-Antoinette ne sait pas que sa mort est déjà décidée et garde jusqu’au bout l’espoir, un espoir entretenu par les nombreux dévouements qu’elle inspire jusqu’à la fin. Ses deux avocats Chauveau-Lagarde et Tronson du Coudray épuisent en vain leur éloquence et sont arrêtés en pleine audience.
En ce jour du 16 octobre 1793, elle est condamnée à quatre heures du matin et conduite à l’échafaud quelques heures plus tard. Âgée de trente-huit ans, elle en paraissait alors soixante : depuis le retour de Varennes, ses cheveux étaient devenus blancs.
Ce ne fut qu'après son exécution que la guerre fut déclarée entre la France et l'Autriche mettant fin à l'alliance établie par Bernis (grand oncle de Mgr de La Fare, Evèque de Nancy) et Choiseul, alliance qui avait su résister jusque-là.
Ses restes ont été transportés à la cathédrale de Saint-Denis en 1815.
Source: histoire en ligne + Wikipédia
Publié le 13/06/2007 à 12:00 par sources: genreenaction.net/spip.php
L’éducation des filles gagne du terrain dans le monde, mais certaines zones géographiques restent à la traîne.
Ce document intitulé "Progrès pour les enfants" fait le point sur la scolarisation primaire et secondaire des enfants dans le monde, au regard de deux objectifs de l’ONU :
combler le fossé entre les sexes en matière de scolarisation en 2005 et garantir que, d’ici à 2015,
tous les enfants aient une éducation primaire complète.
L’Unicef note que des avancées "impressionnantes" ont été réalisées vers "l’objectif de la parité des sexes en ce qui concerne la présence des filles à l’école primaire".
Sur les 180 pays pour lesquels des données sont disponibles, 125 devraient atteindre la parité des sexes cette année. "La scolarisation des filles a davantage progressé que celle des garçons dans toutes les régions et dans la plupart des pays en développement", note le rapport.
Néanmoins, d’après les projections de l’Unicef, la parité des sexes dans l’éducation n’est pas encore atteinte. Même si
96 filles pour 100 garçons fréquentent l’école primaire, cette moyenne mondiale masque
d’énormes inégalités.
Le
Proche-Orient, l’Afrique du Nord, l’Asie du Sud, l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale ont accumulé beaucoup de retard en matière de scolarisation des filles.
Pour Carol Bellamy, la directrice générale de l’Unicef, "
l’éducation, c’est plus que l’apprentissage". "Une fille non scolarisée courra plus le risque de devenir la proie du VIH/sida et aura plus de mal à garder sa famille en bonne santé, par exemple", affirme Carol Bellamy.
DES OBSTACLES À LA SCOLARISATION
Un objectif: L'éducation primaire pour tous
avant 2015. Donc la
parité des sexes à l'école.
Or, le nombre d'enfants en âge d'aller à l'école mais qui ne sont pas scolarisés est en baisse.
L'Unicef estime que si le taux de progression actuel est maintenu, la plupart des pays du Proche-Orient, d’Afrique du Nord, de l’est de l’Asie et des Caraïbes devraient parvenir à l’éducation universelle en 2015.
Mais néanmoins les efforts à fournir sont importants:
En Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale, le
taux net d’inscription et de fréquentation de l’école n’était que de
55 % en 2001.
Mais c’est en Asie du Sud qu’il est le plus élevé. Dans cette région, en 2001, plus de
42 millions d’enfants n’étaient pas scolarisés, soit 36,7 % du total des jeunes.
Les principaux obstacles à la scolarisation repérés par l’Unicef sont :
_ la
pauvreté
_ la prévalence du
VIH/sida
_ les
conflits civils
_ le
travail des enfants,
_ les
catastrophes naturelles.
L’organisation pointe aussi le fait que dans les pays en développement, les
trois quarts des enfants ayant abandonné l’école primaire viennent d’un foyer où la mère n’a jamais fréquenté un établissement scolaire.
Publié le 05/06/2007 à 12:00 par lumière
L'excision ou les mutilations génitales féminines (MGF) est le nom générique donné à différentes pratiques traditionnelles qui entraînent l’ablation d’organes génitaux féminins. Bien que plusieurs justifications soient données pour le maintien de cette pratique, elle semble liée essentiellement au désir d’assujettir les femmes et de contrôler leur sexualité. En effet les hommes historiquement en sont les initiateurs, et ce sous le prétexte de préserver la fidélité des femmes.
On estime à 130 millions le nombre de fillettes et de femmes, à travers le monde, qui ont subi MGF et qu’au moins 2 millions de fillettes par an risquent de subir la procédure sous une forme ou une autre. Actuellement, les MGF sont pratiquées dans 28 pays africains de la région sub-saharienne ainsi que dans la partie nord-est de l’Afrique. Des rapports indiquent également la pratique sporadique des MGF dans certains pays du Moyen-Orient et dans quelques groupes ethniques de l’Inde et du Sri Lanka. Des communautés immigrées originaires de pays où les MGF ont cours, se livrent également à cette pratique. Mais les interventions varient selon des facteurs tels que l’appartenance à un groupe ethnique et à une région géographique, l’OMS a regroupé les MGF en trois catégories :
Les types de mutilations sexuelles des fillettes :
On distingue 3 formes principales de mutilations sexuelles :
1) la plus courante est l'excision ou clitoridectomie. Elle consiste en l'ablation partielle ou intégrale du clitoris et des petites lèvres.
2) la forme la plus grave est l'infibulation, encore appelée "excision pharaonique". Lors de cette opération on procède tout d'abord à l'ablation du clitoris et des petites et grandes lèvres. La vulve est ensuite suturée à l'aide de catgut, de fils de soie ou d'épines. Seul un orifice étroit est ménagé pour l'évacuation de l'urine et l'écoulement du flux menstruel.
3) La sunna est la forme la moins "grave". Elle est souvent appelée aussi "excision symbolique". Elle consiste à couper la membrane du clitoris, ou à inciser le clitoris, ou bien encore à en couper le capuchon.
Les conséquences de l'excision pour les fillettes :
La plupart des fillettes excisées sont
marquées à vie dans leur chair et dans leur esprit. Nombreuses sont les victimes qui ne savent pas que leurs problèmes physiques et psychiques sont directement liés à l'excision. Elles ne peuvent oublier le
traumatisme et la douleur.
Beaucoup de petites filles décèdent des suites du choc, de la douleur insoutenable ou d'une hémorragie.
Nombre d'entre elles souffrent toute leur vie de
douleurs chroniques, d'infections internes, de stérilité ou de dysfonctionnements rénaux.
Chez les femmes ayant subi une infibulation, l'évacuation de l'urine et l'écoulement du flux menstruel ne se font que difficilement.
Lors des accouchements, l'excision est à l'origine de graves complications, qui coûtent fréquemment la vie à la mère ou à l'enfant. Les rapports sexuels sont pour beaucoup de femmes - pour les hommes aussi d'ailleurs -
une véritable torture.
L'excision féminine, une tradition
rituelle profondément ancrée dans les mœurs
La mutilation de l'appareil génital féminin est un rite millénaire. On ignore cependant où et pourquoi il s'est développé. L'excision représente actuellement pour les fillettes, avec le mariage,
la cérémonie la plus importante de leur vie : ce n'est qu'après s'être soumises au rite de l'excision qu'elles deviennent de jeunes femmes et qu'elles sont pleinement acceptées et reconnues dans la communauté. L'excision est un
sujet tabou et les petites filles ne savent pas exactement ce qui les attend.
On leur fait miroiter une grande fête et beaucoup de cadeaux - la plupart ne se doutent pas des souffrances atroces qu'elles vont endurer.
L'excision fait partie de la vie de beaucoup de communautés africaines, comme chez nous la communion ou la confirmation. Beaucoup de petites filles attendent avec impatience le jour de leur excision et sont par la suite très fières d'appartenir enfin à la communauté. Les raisons de l'excision diffèrent d'une région et d'une ethnie à l'autre.
L'excision en Europe - un sujet délicat:
Ce problème "africain", apparemment lointain, est devenu, avec
l'immigration, une réalité en Europe : aujourd'hui à Paris, Rome, Stockholm, Amsterdam, Manchester Londres ou Berlin, l'excision est pratiquée illégalement. Et pas seulement dans la pénombre de chambres miteuses, mais aussi dans des cabinets de médecins. Par peur de sanctions, beaucoup de familles préfèrent faire exciser leurs petites filles pendant
les vacances scolaires dans leur pays africain d'origine. Dans beaucoup de pays occidentaux, l'excision est punie par la loi - du moins sur le papier. De plus en plus de femmes africaines et occidentales se mobilisent dans ces pays pour lutter contre ce rite sanglant et faire en sorte qu'en Europe au moins, les fillettes y échappent.
La situation en France
On estime qu'au moins
30 000 femmes et fillettes excisées vivent actuellement en France. Différentes organisations avancent le chiffre de 10 000 à 20 000 petites filles originaires d'Afrique, exposées au risque d'excision.
La France est le seul pays d'Europe où l'excision a déjà donné lieu à plus de 20 procès. En raison du nombre élevé d'immigrants africains, l'excision est en France, depuis plus de 20 ans, un sujet épineux et toujours d'actualité. En 1982, la petite Bobo, âgée de 3 mois, décède des suites d'une hémorragie - l'opinion publique en France s'en émeut vivement. En 1983, une Française d'origine africaine est condamnée à une peine avec sursis pour avoir fait exciser sa petite fille -
depuis lors l'excision est considérée comme une mutilation et la peine encourue peut aller jusqu'à 20 ans d'emprisonnement.
En 1991, l'exciseuse Aramata Keita est condamnée en France à une peine de 5 ans d'emprisonnement - c'est la première condamnation à une peine de prison ferme. En 1993, des parents ayant fait exciser leurs fillettes sont condamnés pour la première fois à une peine d'emprisonnement.
Cependant, exciseuses et parents ne sont condamnés la plupart du temps qu'à des peines avec sursis, car la loi du silence règne chez les victimes et les témoins.