L'association "ni putes ni soumises" oeuvre officielement depuis 2003, dans le but de lutter contre les violences faites au femmes.
Exemple:
-viols collectifs ;
racisme, antisémitisme, mysoginie, discriminations, violences physiques, morales et psychologiques ;
pressions pour porter le voile ;
pressions pour arrêter l'école ;
pressions pour se marier tôt, sans pouvoir choisir librement son mari ;
pressions pour empêcher les jeunes filles d'assister au cours d'éducation sexuelle, de biologie ;
pressions pour séparer les hommes et les femmes dans les piscines, les lieux publics ... ;
pressions patriarcales empêchant les femmes de disposer librement de leur corps et de leur vie ;
homophobie ;
communautarismes, obscurantismes et relativisme culturel (le droit à la différence mué en différence des droits).
Leur action:
Publication de deux romans, de Samira Bellil, le premier racontant sa vie en tant que fille soumise à la loi des cités, violée collectivement à plusieurs reprises, la première fois à l'âge de 13 ans. Effrayée à l'idée de dénoncer ses tortionnaires, elle a dû accepter d'être considérée comme un objet sexuel, aliénée et évitée par sa famille et certains de ses amis. Le deuxième cas était celui d'une jeune fille de 17 ans,
Sohane Benziane, brûlée vive à Vitry-sur-Seine par son ex-petit ami, âgé de 19 ans.
Ces deux cas extrêmes et spectaculaires, mais néanmoins peu représentatifs[réf. nécessaire] des violences, verbales et physiques, subies par les jeunes filles et jeunes femmes dans les cités des banlieues,
ont servi de symboles aux membres de Ni putes ni soumises lors de leur Marche des femmes des quartiers contre les ghettos et pour l'égalité (marche en fait mixte) à travers la France à partir du
1er février 2003, qui les a portées dans 23 villes pour aboutir à une manifestation forte à Paris le 8 mars 2003 avec
30000 personnes (selon NPNS).
Créé officiellement après cette marche, le mouvement était auparavant mené par la Fédération nationale des Maisons des Potes,
association proche de SOS Racisme, où dès 2001 s'était mis en place un travail sur les violences faites aux jeunes femmes.
La présidente du mouvement est Fadela Amara, de son vrai nom Fatiha Amara, conseillère municipale socialiste de Clermont-Ferrand .
Leur slogan accrocheur, voire provocateur, a donné lieu à controverse, notamment de la part de jeunes hommes de banlieue qui ont craint la stigmatisation -
le mouvement étant lui-même issu de jeunes femmes de banlieue qui ont d'abord tenu à dénoncer ce qu'elles y vivaient. Aujourd'hui, Ni Putes Ni Soumises a fait sa jonction avec d'autres secteurs de la société et compte des militant/es et responsables de tout bord.
Le financement de "ni putes ni soumises" provient essentiellement
de subventions publiques.
Voici les dates d'obtention du droit de vote des femmes dans le monde:
Année Pays
1869 USA : Etat du Wyoming (11 États des USA suivront avant 1914)
1881 Ile de Man
1893 Nouvelle-Zélande
1902 Australie
1906 Finlande
1913 Norvège
1915 Danemark, Norvège
1917 Canada, Pays-Bas
1918 Fédération de Russie, Géorgie, Kirghizistan, Allemagne, Autriche, Estonie, Hongrie, Irlande (à 30 ans), Lettonie, Lituanie, Pologne, Royaume-Uni (à 30 ans)
1919 Biélorussie, Ukraine, Belgique, Luxembourg, Pays-Bas, Suède
1920 USA en entier, Albanie, République Tchèque, Slovaquie
1921 Arménie, Azerbaïdjan
1924 Kazakhstan, Mongolie, Sainte-Lucie, Tadjikistan
1927 Turkménistan
1928 Royaume-Uni à 21 ans, Irlande (pour toutes les femmes)
1929 Equateur, Roumanie
1930 Afrique du Sud (pour les Blanches), Turquie
1931 Espagne, Chili, Sri Lanka
1932 Maldives, Thaïlande, Uruguay
1934 Brésil, Cuba
1935 Myanmar
1937 Philippines
1938 Ouzbékistan, Bolivie
1942 République Dominicaine
1944 France, Jamaïque
1945 Italie, Croatie, Slovénie, Japon, Togo, Sénégal, Indonésie, Guyane
1946 Cameroun, Djibouti, Guatemala, Liberia, Panama, Corée du Nord,
Trinité-et-Tobago, Venezuela, Vietnam, Macédoine, Yougoslavie
1947 Argentine, Singapour, Mexique, Pakistan, Malte
1948 Israël, Niger, Corée du Sud, Seychelles, Suriname, Belgique
1949 Chine, Costa Rica, République arabe syrienne, Bosnie-Herzégovine
1950 Barbade, Haïti, Inde
1951 Antigua et Barbuda, Dominique, Grenade, Népal, Saint-Kitts-et-
Nevis, Saint-Vincent-et-Grenadines
1952 Grèce, Côte d'Ivoire, Liban
1953 Bouhtan
1954 Belize, Colombie, Ghana
1955 Cambodge, Erythrée, Ethiopie, Honduras, Nicaragua, Pérou
1956 Bénin, Comores, Egypte, Gabon, Mali, Maurice, Somalie
1957 Malaisie, Zimbabwe
1958 Burkina Faso, Guinée, Nigéria (sud), Laos, Tchad
1959 Madagascar, Tanzanie, Tunisie
1960 Chypre, Gambie, Tonga
1961 Bahamas, Burundi, El Salvador, Malawi, Mauritanie, Paraguay,
Rwanda, Sierra Leone
1962 Monaco, Algérie, Ouganda, Zambie
1963 Afghanistan, Fidji, Guinée équatoriale, Iran, Kenya, Maroc
1964 Libye, Papouasie-Nouvelle Guinée, Soudan
1965 Bostwana, Lesotho
1967 Kiribati, Congo, Tuvalu, Yémen
1968 Nauru, Swaziland
1970 Andorre
1971 Suisse
1972 Bangladesh
1973 Bahreïn
1974 Jordanie
1975 Mozambique, Angola, Cap-Vert, São Tomé et Príncipe, Vanuatu
1976 Portugal (femmes diplômées de l'enseignement supérieur en 1931,
accordé à toutes en 1976)
1977 Guinée-Bissau
1978 Nigéria (nord)
1979 Iles Marshall, Micronésie, Palaos
1980 Irak
1983 Afrique du Sud (pour les Métisses et Indiennes)
1984 Liechtenstein
1986 République Centrafricaine
1989 Namibie
1990 Samoa Occidentales
1993 Moldavie
1994 Afrique du Sud (pour les Noires)
2005 Koweït